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Se sentir bien pour bien travailler en classe de 6ème

Par CDI Documentaliste, publié le jeudi 4 octobre 2018 16:56 - Mis à jour le lundi 8 octobre 2018 09:45
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Journal de bord “Classe flexible” Compte rendu du mois de septembre

Cette année, nous expérimentons au CDI et en salle d’anglais B07 un dispositif de classe flexible que nous avons appelé “Se sentir bien pour bien travailler”. L’objectif est de permettre aux élèves d’être plus concentrés lorsqu'ils travaillent en cours d’anglais ou au CDI, mais aussi à la maison lors du travail personnel.

Les élèves trouvent dans les deux espaces du mobilier spécifique à leur disposition s’ils en ressentent le besoin :

  • un coin calme avec des chauffeuses, des casques anti-bruit, des objets antistress
  • des tableaux blancs au mur pour ceux qui souhaitent travailler en groupe
  • des tables hautes pour ceux qui souhaitent travailler debout

Ces dispositifs ont pour but de permettre aux élèves de développer leurs capacités attentionnelles au fur et à mesure de l’année. Ils s'accompagnent de séances pédagogiques de réflexion sur le fonctionnement de l’attention ainsi que de la tenue d’un cahier personnel de l’attention qui permettra de noter les progrès au jour le jour.

Première période : la mise en place du mobilier

Séances au CDI
  • 1. Expérimenter sa capacité à se concentrer. Pour débuter ce projet, le lundi 17 septembre, en accompagnement personnalisé, les élèves de 6e1 et 6e2 ont eu à réaliser un exercice de concentration au CDI. Ils pouvaient utiliser le matériel à leur disposition : poufs, casques antibruit, objets antistress et s'installer dans la positon qui leur convenait le mieux. Ils ont ensuite réfléchi collectivement à la façon dont ils se concentrent le mieux.

  • 2. Transfert dans des situations nouvelles. Lundi 24 septembre, les 6e1 et 6e2 sont venus en cours de français travailler sur la rédaction d’un “souvenir de lecture”. Nous avons été surprises de les voir naturellement reprendre les casques et les objets anti-stress pour se concentrer dans le travail d’écriture.

Dans le lieu CDI, on peut dire que les élèves font naturellement le transfert de ce qu'ils ont appris d'une matière à l'autre. La concentration a été intense !

  • 3. Travail de communication sur les dispositifs. Le jeudi 27 septembre à 9h, les élèves de 6e1 et 6e2 qui n'avaient pas cours ont réalisé au CDI des affiches pour le CDI et la salle B07

Les voici :

https://fr.padlet.com/cdicollegej/enoyh4d2xaqc

Installation de la classe flexible en B07
  • Vendredi 28 Septembre, les 6°1 sont les premiers à expérimenter la classe flexible tant attendue en cours d’anglais ! Les élèves ont chaud, sont fatigués et excités en cette veille de week end, les conditions idéales pour tester les dispositifs.

Un élève qui était absent au cours précédent a besoin de 5 minutes pour rattraper une évaluation orale : les autres peuvent prendre un livre et  refaire “Silence, on lit”. Tout naturellement, deux élèves s’installent sur les chauffeuses. Un des 3 élèves qui a “un élastique à gigoter” s’amuse avec et rit de ce nouveau “jouet”, mais très vite, voyant le reste de la classe qui se calme, il fait de même. Il est étonnant de voir avec quelle rapidité et facilité, il s’approprie l’élastique et balance ses pieds tout en lisant.

L’élève qui a un ordinateur s'installe sur la table haute, il a de la place pour gérer son matériel et semble apprécier de bien voir le reste de la classe et surtout, le tableau et le professeur.

Plusieurs élèves veulent un anti-stress. Il n'y en a malheureusement que trois. Un élève demande s’il peut utiliser le sien. Pourquoi pas !. Tout le monde est concentré, l’évaluation peut commencer. Le cours reprend ensuite avec tous les dispositifs mis en place, il se passe plutôt bien pour un vendredi après-midi…

  • Lundi 1 Octobre. Les autres classes découvrent la classe flexible.

Les élèves repérés comme peu concentrés ou agités sont placés aux tables où se trouvent les “élastiques à gigoter”. Des élastiques ont été rajoutés et huit élèves peuvent maintenant utiliser ce dispositif. Petit souci, les jambes des 3° ne font pas la même longueur que celles des 6°. Il faut remonter certains élastiques et peut être qu'à l'avenir, on pourra envisager avoir deux tailles différentes pour s’adapter aux jambes des élèves. Plusieurs élèves ont d’ailleurs proposé de porter des chambres à air usagées qu’ils ont à la maison. Il est appréciable qu’ils aient envie de participer et de s’investir pour leur nouvelle classe.

De nombreux élèves qui passent dans le couloir aux intercours jettent aussi un oeil dans la classe, il semble que l’information ait rapidement circulé !

Classe de 6°2 de 15h à 16h. Beaucoup d’agitation suscitée par la classe flexible et la nouveauté.

Plusieurs élèves ont leur propre antistress. Certains sont très volumineux et ressemblent plus à des jouets qu’à des antistress. C’est un peu la compétition pour avoir le plus joli ou le plus original et le dispositif paraît un peu contre-productif. Trop d’élèves jouent,  font circuler les antistress, se les échangent… Il faut demander à certains élèves plus absorbés par leur anti-stress que par le cours de les ranger.

On voit clairement se dessiner deux types d’élèves. Ceux qui parviennent à oublier l’objet qu’ils ont dans les mains et qui participent et s‘investissent tout en manipulant leur antistress de façon machinale et ceux qui n’écoutent plus et jouent. La forme et l’originalité de l’antistress semblent y être pour beaucoup aussi. L’antistress doit rester petit, facilement manipulable et simple.

Fin de la première semaine d’utilisation. L’effet de nouveauté s’estompe un peu, les élèves trouvent leurs marques dans la classe flexible et commencent à utiliser les dispositifs à bon escient. Deux élèves demandent à permuter. Le premier ne ressent pas le besoin d’avoir un élastique, son voisin oui par contre, il demande à avoir un antistress en contrepartie et effectivement, les deux élèves sont plus concentrés et apaisés une fois ces échanges faits.

 

 

 

 

 

 

Ainsi se termine la première période de mise en place de notre expérimentation. Nous continuerons le projet au retour des vacances de Toussaint par des séances spécifiques de travail sur l’attention et le fonctionnement du cerveau.